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Libération 2/09/10 Une prison pour repousser les murs de la folie Imprimer Envoyer
Vendredi, 03 Septembre 2010 09:49

Libération, 2 septembre 2010

Reportage, Sonya Faure


Menacée de fermeture, la centrale de Château-Thierry est citée en exemple pour son travail avec des détenus difficiles, dont plus de 80% sont psychotiques.

Le détenu ramasse son corps, les coudes contre les flancs, puis le détend d'un coup. «On est en train de faire du ski», explique un surveillant. Le prisonnier est sur le plateau d'une console Wii et à l'écran, un personnage s'envole d'un tremplin. A la maison centrale de Château-Thierry, dans l'Aisne, plus de 80 % des détenus sont psychotiques. Condamnés à de longues peines, ils passent quelques mois, parfois plusieurs années, dans l'établissement. «Le but est de les adapter à la vie carcérale», explique Marie Lafont, la directrice adjointe, au secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, venu visiter Château-Thierry. «Nous tentons de trouver une prise pour les sociabiliser : une activité Wii pour les uns, un atelier de création artistique ou un travail pour d'autres.» Ici, les détenus appellent les surveillants par leur prénom, parfois les tutoient. C'est un symbole que tout le monde évoque : les uns et les autres se serrent la main pour se saluer.


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